grandeurs macro-économiques

Les contreparties de la masse monétaire

Les contreparties de la masse monétaire comprennent les avoirs extérieurs nets et le crédit intérieur. Elles constituent les opérations génératrices de l'émission monétaire. En 1999, elles baissent de 3 %.  

Les avoirs extérieurs nets  

Les Avoirs Extérieurs Nets (AEN) s'améliorent légèrement de 4 % en glissement annuel, après avoir enregistré des pointes de détérioration en milieu d'année. Ils demeurent cependant négatifs (-46,7 milliards) en fin décembre  1999 comme à  la fin de 'année précédente (-48,7  milliards.  

La Banque Centrale enregistre une amélioration de 25% de ses Avoirs extérieurs nets. De -54,4 milliards en décembre 1998, ils s'établissent à -42,1 milliards en décembre 1999. Cette évolution des Avoirs Extérieurs Nets de la BEAC est liée à l'amélioration du solde du compte d'opérations, qui passe de 8 milliards en décembre 1998 à 11 milliards en décembre 1999, soit un accroissement de 37,5 %. Les Avoirs Extérieurs Nets des banques commerciales accusent, par contre, une forte détérioration. Ils passent de 5,7 milliards de FCFA en 1998 à -4,5 milliards en 1999, soit une baisse de 179 %. L'augmentation

de leurs engagements extérieurs - plus que proportionnelle à celle de leurs avoirs extérieurs - explique cette baisse. Cette évolution des AEN du système monétaire contribue fortement à la contraction de la masse salariale.  

Le crédit intérieur 

Le crédit intérieur se contracte de 3,1% en 1999 : il se situe à 646,9 milliards de FCFA contre 667,7 milliards en 1998. Cette tendance est imputable à la baisse conjuguée de ses deux composantes.  

Les créances nettes sur l'Etat

Les financements nets reçus par l'Etat au titre des créances de la BEAC et des banques primaires atteignent 289,5 milliards en 1999 contre 303,1 milliards en 1998, soit une diminution de 4,5% en 1999. Cette situation résulte de l'amélioration des termes de l'échange (hausse des cours du pétrole et reprise de l'activité du secteur bois) et du remboursement de la dette intérieure.

Les créances sur l'économie  

En 1999, les crédits à l'économie baissent de 0,2 %. De 364,5 milliards en 1998, ils s'établissent à 363,7 milliards en 1999. Cette quasi stagnation des créances sur l'économie consécutive à la contraction de l'activité économique au cours de l'année ainsi qu'à la hausse des taux directeurs de la BEAC intervenue en mai 1999, traduisait une politique restrictive du crédit.  

       En 1999, les crédits à l'économie sont principalement orientés vers le secteur privé non financier qui absorbe 327,4 milliards de FCFA, soit 90 % du financement total en 1999, en recul cependant de 1 % par rapport à 1998. Les entreprises publiques non financières viennent au second rang des financements bancaires; elles sont financées à hauteur de 26 milliards soit 7,1 % de l'ensemble des crédits alloués, en baisse de 0,5 % par rapport à 1998, le reste des crédits, soit 2,3 %, étant réparti entre les institutions financières non bancaires (10 milliards), et les institutions bancaires en liquidation (0,3 milliard), soit 2,8 % du total des crédits alloués. 
Par ailleurs, les financements courts (54 % de l'ensemble des crédits à l'économie) l'emportent sur les crédits à moyen (43 %) et ceux à long termes (3 %).