L'activité économique mondiale évolue favorablement en 1999. La croissance mondiale est de 3,5% soit 0,7% de plus qu'en 1998 . Elle régresse aux USA et en Europe, progresse au Japon, dans les pays en voie de développement et dans le l'Afrique au sud du Sahara . Le taux d'inflation demeure toujours faible dans les pays industrialisés. Il est de 2,2 % aux USA, 0,2 % au Japon et 1,5 % dans l'Europe des quinze. En 1999, le chômage demeure toujours, à l'exception des États-Unis, l'un des points sombres de l'économie mondiale. Aux USA, le taux de chômage est en baisse de 4,2 %. Au Japon, il atteint 4,5 % de la population active, en France 11,1% et en Italie 11,6%. En Allemagne, il se situe à 9% de la population active. L'année 1999 continue à être dominée par la persistance des déficits publics malgré de légers excédents observés aux États-Unis et au Royaume-Uni. Au Japon, le déficit public atteint 7,6 % du PIB en 1999. En France, il est de - 2,2% en 1999.En 1999, le marché obligataire s'est raffermi. Les taux d'intérêt réels à long terme progressent aux États-Unis de 5,6 % et au Japon de 1,8%. En France, ils sont de 4,6 % et en Allemagne de 4,5 %, perdant 0,1 point par rapport à 1998. Le dollar et le yen restent en 1999 des devises fortes. L' Euro, après avoir atteint 1,19 dollar à la naissance, termine l'année au-dessous de 1,001 dollar. En dehors du pétrole marqué par une progression continue des cours en 1999 et de la stabilité des prix officiels affichés des grumes et des sciages d'origine africaine, tous les cours des matières premières évoluent à la baisse. Les surproductions expliquent en général cette détérioration. Le prix du sucre chute de 29,6%, celui du cacao de 31,8%, du café Arabica de 26,7%, de l'huile de palme brut de 33,6%, du phosphate de 2,5%, de l'or de 5,3% et du manganèse de 6,9%.Au Gabon, le ralentissement de la croissance amorcé en 1998, se poursuit en 1999, engendrant ainsi une profonde récession qui touche la quasi-totalité des secteurs économiques. En 1999, le produit intérieur brut affiche une baisse réelle de 9,6%, tandis qu'en terme nominal, celui-ci progresse de 7% par rapport à 1998.En 1999, en dehors des secteurs pétrolier (+ 46%) et forestier (40,1%) qui enregistrent une croissance significative, le reste de l'économie est morose.L'activité du secteur minier recule de 8,7% avec la fermeture effective de la COMUF en juin 1999. Les BTP sont le secteur le plus touché par la récession (- 37,5% de croissance).Les activités des industries agroalimentaires marquent un repli de 3,4%. Celles des autres industries baissent aussi de 5,2%.La réduction du prix du gasoil au début de l'année 1999 permet au secteur énergie de croître de 15%. Le secteur du raffinage se comporte également bien (+4,2%).Les activités du tertiaire enregistrent une diminution nominalede leur valeur ajoutée. Ainsi, les transports baissent de 13,9%, les services de 6,1% et le commerce de 2,5%.La récession enregistrée en 1999 a un impact négatif sur la demande intérieure, principal moteur de la croissance, qui baisse de 14% par rapport à 1998.Ce recul résulte de la forte contraction des dépenses de l'État et dans une moindre mesure de la chute des investissements du secteur pétrolier. Initialement prévu à 916,2 milliards de FCFA, le budget de 1999 révisé pour une seconde fois, est arrêté à la somme de 1 389,8 milliards de FCFA contre1 513,7 milliards de FCFA (LFR 1). Il fait apparaître un besoin de financement de 663,4 milliards de FCFA.La dette publique qui constitue la charge la plus importante de l'État représente 8,6% des exportations et 16,7% des recettes propres.En 1999, la situation monétaire est caractérisée par un recul de la masse monétaire et des ressources extra-monétaires, une contraction du crédit intérieur, une légère amélioration des avoirs extérieurs nets et une consolidation des réserves de change en fin d'année. La politique monétaire est restée stable au cours de l'année . Le solde déficitaire de la balance globale des paiements, bien qu'étant en recul en 1999, demeure élevé. Les perspectives de croissance pour les années 2000-2001 seraient favorables au niveau mondial, mais demeureraient moroses au niveau national. Après une évolution de l'économie mondiale satisfaisante en 1999, la croissance dans le monde en 2000 serait de 4%. Les échanges internationaux de biens et de services augmenteraient de 8% et l'inflation se contiendrait à moins de 2%. Ces bons indicateurs sont le fait de la vitalité de l'économie américaine nourrie par une exceptionnelle croissance de la demande intérieure, mais aussi de la reprise soutenue dans les pays émergents d'Asie.Au Gabon, la baisse de la croissance enregistrée en 1999 se poursuivrait en 2000 et 2001. En 2000, la croissance se contracterait de 2,9% avec une production pétrolière à 13,5 millions de tonnes et de 2,2% en 2001 pour une production pétrolière à 11,3 millions de tonnes, Le service de la dette, établi à 1187 milliards en 2000, devrait se réduire pour atteindre 595,1 milliards en 2001.Telles sont les principales évolutions que ce tableau de bord entend développer en quatre parties : environnement international, activité nationale, grandeurs macro-économiques et perspectives 2000-2001.La Direction générale de l'Économie renouvelle ses remerciements aux entreprises, aux administrations et aux opinions informées qui ont permis la réalisation de ce document. L'ensemble des informations de ce tableau de bord résulte d'un effort de synthèse de la Direction Générale de l'Économie d'une enquête de conjoncture; réalisée en.0ctobre 1999, complétée par de nombreux entretiens auprès des opinions informés et par des prévisions bâties à partir du modèle MEGA. L'enquête annuelle a porté sur un échantillon de deux cent entreprises représentant tous les secteurs d'activité et sur l'ensemble de décisions économiques gabonaises.