|
|
Le Gabon est longé par 800 kilomètres de côtes maritimes et drainé par de
nombreux cours d'eau d'une superficie de 10.000 Km2. Ses réserves halieutiques
maritimes et continentales sont estimées respectivement à plus de 210.000 et
24.000 tonnes. Cependant, le Gabon demeure tributaire de l'extérieur dans le
cadre de la satisfaction des besoins nationaux en produits de pêche.
Cette situation est due à la sous estimation de l'activité de pêche qui est
surtout l'œuvre des étrangers.
L'activité de la pêche est subdivisée en pêche artisanale, industrielle,
continentale et aquaculture. La production totale de ces différentes branches a
été de 60.040 tonnes en 1999, soit une augmentation de 22% par rapport à
l'année 1997.
La pêche artisanale
Elle se
caractérise par la présence d'une forte
proportion de pêcheurs étrangers installés dans différents sites. En
1999, le nombre des pêcheurs a été de 3.700 dont seulement 25% de gabonais.
Le nombre d'embarcations a été de 1.715.
La production est de 40.086 tonnes contre 30.645 tonnes en 1998, soit 30,8%.
Cette production ne reflète pas la réalité dans la mesure où un certain
nombre de pêcheurs ne tient pas de statistiques.
La pêche
industrielle
La pêche
industrielle se fait par des chalutiers, des crevettiers, des ligueurs et des
thoniers. La flotte de pêche industrielle gabonaise passe de 91 navires en 1998
à 86 en 1999. Cette situation est due au vieillissement des chalutiers et
surtout au poids de la fiscalité actuelle (40% de taxe sur les bateaux de pêche
avec une TVA non récupérable) ce qui est une entrave à l' investissement.
La production totale de poissons, mollusques et crustacés en 1999 est de 16.454
tonnes contre 13 963,6 en 1998, soit une augmentation de 17,8%.
La pêche
continentale
La pêche
continentale malgré un potentiel considérable en ressources halieutiques
encore sous exploitées, demeure une activité saisonnière et de subsistance
des populations de l'intérieur. Elle est pratiquée à plein temps pendant
quatre mois (de juin à septembre). Le reste du temps, les pêcheurs pratiquent
d'autres activités (agricole, forestière ou commerciale). La quasi totalité
des pêcheurs continentaux sont des gabonais.
La pêche continentale est une activité lucrative comme les autres types de
pêches. Cependant, sa rentabilité est difficile à quantifier
par manque de statistiques.
En 1999, la production est de 9.000 tonnes contre 9.441,5 tonnes en 1998, soit
une baisse de 47%
L'aquaculture
L' aquaculture est
une activité introduite au Gabon vers 1950 par l'administration coloniale. Elle
consiste à élever et à cultiver des animaux
et plantes aquatiques. L'exercice de cette activité demeure un passe-temps
favori des couches sociales très aisées.
La production s'est accrue considérablement en 1999 : 500 tonnes contre de 57.4
tonnes en 1998. Les éleveurs sont confrontés au problème d'aliments pour
nourrir les animaux.
Evolution de la production de
poissons, mollusques et crustacés
| En tonnes |
pêche industrielle |
pêche artisanale |
pêche continentale |
aquaculture |
total |
| 1997 |
10.431,2 |
24.843,3 |
9.441,5 |
57.4 |
44.773,4 |
| 1998 |
13.963,6 |
30.645 |
9.441,5 |
57.4 |
54.107,5 |
| 1999 |
16.454 |
40.086 |
9.000 |
500 |
66.040 |
Source: Direction Générale des Pêches
et de l'Aquaculture
En 1999, les
exportations de poissons, de crustacés, de mollusque et de céphalopodes destinées
aux pays européens s'accroissent de 7% par rapport à l'année 1998. Les
exportations de poissons fumés (sardines) à destination du Cameroun sont de
3.594 tonnes contre 3.000 tonnes en 1998, soit une hausse de 19,8% par rapport
à l'année précédente.
Les importations de poissons frais en provenance du Sénégal, de la Mauritanie,
de l'Angola, du Maroc, de la France et de l'Espagne e
n 1999, enregistrent une diminution de 5% par rapport à l'année 1998 (7.125
tonnes en 1998)
|