Haut-Ogooué


Franceville

Chef-lieu du Haut-Ogooué, Franceville est la troisième ville du pays avec 31 200 habitants. Savorgnan de Brazza, arrêté dans sa progression sur l'Ogooué par les chutes de Poubara, chercha un lieu de refuge et de liberté pour les esclaves libérés. Il choisit le site de Mashogo (ou Masuku) qui signifie "les chutes d'eau" en langue vernaculaire. Le 13 juin 1880, l'explorateur débaptisa le lieu-dit et lui donna le nom de Francheville, qui devint Franceville pour sa ressemblance avec les paysages d'Auvergne.

Pont de liane, Poubara



Comment y aller

En avion : Air Gabon, 104 000 F CFA  aller-retour, tarif week-end 68 000 F CFA 6 vols par semaine, en l h. Agence Air Gabon sur place, tél. 67 71 48.
En train : 1ère classe : 55 200 F CFA, 2ème classe : 44 200 F CFA aller-retour, 2 à 4 trains par semaine, environ 10 heures de voyage (renseignements voir page 23). Gare Octra sur place : tél. 67 76 30.
En voiture : en véhicule 4x4 en passant par Ndjolé, la Lopé, Lastoursville et Moanda par les N1 et N3. Prévoir 1 à 2 jours de voyage.

Franceville pratique  
Aéroport
: route de Moanda, aéroport de Mvengué (20 km de Franceville). 
Consul Honoraire de France : Monsieur Languin. Tél. 67 71 42. Gendarmerie : tél. 67 70 27.
Hôpital Ambulance : tél. 67 72 92.
Hôpital de Moanda (COMILOG) : tél. 66 12 68.
Pharmacies : Moderne 67 70 71, du Plateau 67 75 02.
Banque : en ville, BICIG, UGB, BGD.

A voir et à savoir 

Arrivés à Franceville, il est difficile de se faire une idée de la configuration de l'espace. Néanmoins, trois ensembles principaux marquent le site : la ville haute, sur un éperon rocheux, avec sa cité administrative ; la ville basse dans la plaine de la Mpassa, avec ses commerces ; enfin les quartiers résidentiels dispersés sur les collines environnantes. Sur les contreforts sud de l'éperon rocheux, une succession de villages alterne avec des espaces cultivés. Sur l'avenue Savorgnan de Brazza qui mène au centre administratif, se trouve le mausolée dédié à l'explorateur. La Mission Saint-Hilaire fondée en 1899 par les pères Biton Hée et Vittinet connut de brillants érudits tels Mgr Raponda Walker et Mgr Adam. L'Université des Sciences et Techniques de Masuku et son école d'ingénieurs font de Franceville un pôle de formation scientifique et technique. L'imposant palais présidentiel se remarque dans la ville notamment par sa coupole verte.

Vos emplettes

C'est dans le quartier animé de Poto-Poto (Potos pour les Francevillois) que l'on pourra faire ses courses, acheter des souvenirs au marché ou encore son journal au libre-service.
Les hottes batéké : au marché ou sur le bord des routes. Elles sont un 
peu encombrantes, mais très typiques et peu onéreuses. Si on a beaucoup de chance, on peut rencontrer l'artiste Misère, d'origine Kota, qui interprète sans jamais plagier les formes plastiques des célèbres figures de reliquaires de son ethnie. Cet artiste participe à de nombreuses expositions au Gabon, mais aussi en Afrique et dans le monde. 

Vos agapes  

A partir de 5 000 F CFA 
Face à la galerie marchande, de petits restaurants de type "maquis" offrent une halte agréable que l'on désigne sous le nom évocateur de "bord de mer", restaurant libanais, fast-food... 
Buke Buke : à droite après le Gaboprix du quartier Poto-Poto au bord de la Djoumou. Itinéraire fléché. Terrasse et paillettes. Bonne table. Menu du jour et carte variée. Location de pirogue, jet-ski, bouée tractée. 
La Savane : près de la mission Saint-Hilaire. Correct.

Plus chic 
Les restaurants des hôtels.

Vos nuits

Moins cher (moins de 10 000 F CFA)  
Mini hôtel Ampassé, Mini hôtel Permanence : petits hôtels simples. 
Mission Saint-Hilaire : tél. 677183.4 chambres doubles. Sanitaires à proximité, possibilité de cuisiner. Plus chic ( à partir de 14 000 F CFA)
Hôtel Masuku: tél. 67 73 51.16 chambres climatisées avec salles de bains. Restaurant où l'on mange très bien, possibilité de pension et demi pension, paillotes autour de la piscine, cadre agréable, tennis, point 
téléphone.
Hôtel Poubara : tél. 67 73 70 - Fax : 67 73 74. Chambres climatisées
avec salle de bains. Restaurant, piscine, tennis. Chic (de 39 000 à 125 000 F CFA) 
Hôtel Méridien Lekoni Palace : tél. 67 74 16-Fax: 67 7419. Ce bel hôtel bien entretenu et moderne offre tous les services des grandes chaînes hôtelières de classe internationale. Boutiques, piscine, restaurant, buffet le dimanche, cadre très agréable surtout au bord de la piscine. Vue panoramique sur le lac.

Vos nuits blanches

Cinéma : face à Gaboprix (films style kung fu). 
Les discothèques : Le Cristal (quartier Poto-Poto), Le Malibu (le samedi soir seulement), Le Papillon Bleu.

Vos loisirs

Golf Club de Franceville : route de Lekoni. PK 9. 18 trous, vallonné et arboré. Club House avec restauration en fin de semaine.

Comment se déplacer

Taxi : en ville. Même tarif qu'à Libreville, ils sont bleus et blancs. 
Taxibrousse : dans le quartier Ongouenié, sur la route d'Okondja. Prix à négocier en fonction du parcours. 
Location de véhicules 4x4 : AVIS : agence à l'aéroport. Tél./fax : 67 71 72. Gamme de berlines et de 4x4.50 km offerts au départ de l'aéroport. Se renseigner sur place ou à l'agence de Libreville (tél. 72 42 51) pour les tarifs et les conditions. 
Excursions
: elles sont organisées par le Lekoni Palace, le restaurant BukéBuké ou les agences de voyages. Pont de lianes et chutes de Poubara, 
cirque de Lekoni et lac bleu, parc animalier de Bakoumba. En projet : des excursions organisées par l'hôtel Masuku.

VA'GABONDAGE

Chutes de la Djoumou : 1 à 2 heures. Se rendre au restaurant "Buke Buke" (se renseigner à la Pharmacie Moderne). Au restaurant, vous pourrez louer une pirogue pour aller jusqu'aux chutes qui se jettent dans la rivière à environ 15 km. En peu de temps, on se fait une idée des rivières du Gabon, calmes et paisibles mais aussi imprévisibles et indomptées. Compter environ 5 000 F CFA par personne.
Barrage de Poubara et Pont de Lianes : 3 heures. Direction de Moanda, route bitumée. Après le passage de l'Ogooué, beau point de vue sur les collines environnantes. En continuant par la route de l'aéroport, après un parcours d'environ 25 mn, prendre au niveau des installations de la SEEG (Société d'Energie et d'Eau du Gabon), une petite piste de latérite sur la droite. Le long du chemin, des installations sommaires faites de
tôles assemblées signalent la présence de tribus pygmées semi-nomades. En contrebas de la route, les plantations de la SUCAF GABON s'étendent sur plusieurs hectares. Après 25 km, la piste descend vers une patte d'oie. Prendre à droite une piste étroite qui conduit, après le passage du canal, au barrage sur les eaux tumultueuses de l'Ogooué.  
A proximité de la centrale de la SEEG (ce qui limite un peu le charme du lieu), le pont de lianes entretenu par Pierre Dzouba permet à la population et aux écoliers de traverser l'Ogooué. Accessible par un plan incliné fait de troncs noués, il donnera des sensations fortes aux visiteurs ayant le vertige : en regardant où l'on pose les pieds, sur les lianes centrales, et avec pour seul appui les tiges ligneuses entrecroisées qui forment une rampe flexible et mouvante, la vision du fleuve bouillonnant en contrebas fait un peu perdre les repères de l'équilibre. Passé le pont de lianes, la visite se poursuit à travers la forêt vers les chutes de Poubara. Un guide est conseillé pour se diriger sur le sentier escarpé et mal délimité. Le dépaysement est assuré dans cet environnement où tous les sens seront comblés : cris d'animaux, embruns qui vous enveloppent, tons contrastes du blanc de l'écume et du vert sombre de la forêt. De retour des chutes, après avoir éventuellement acheté de petits masques, production locale qui n'ont valeur que de "souvenirs", vous pourrez faire une halte sur la véranda du chalet du tourisme, mais n'espérez pas vous y désaltérer car il est actuellement fermé.
Le lac de Souba : 3 heures. Au départ de Franceville, prendre la route de Lékoni. Un véhicule 4x4 est indispensable pour descendre jusqu'au lac. Après le lieu-dit UDEAC, qui n'est plus qu'un hameau déserté, à environ 100 mètres avant l'antenne de Souba que l'on aperçoit au loin, prendre un petit chemin sur la gauche signalé par un panneau (difficilement visible). Il est indispensable de prendre un guide car le tracé des pistes est très souvent modifié en fonction de l'état du terrain. Le sol est meuble, attention aux ensablements, surtout en remontant du lac à flanc de colline. A 5 km de la route, prendre une piste sur la droite, en direction d'Ekalla (où il y a aussi un pont de lianes), signalée du côté gauche par 4 repères métalliques plantés en terre. On contemple avec plaisir ce paysage vallonné aux courbes douées. Entre le troisième et le quatrième repère, après quelques pas dans la savane, la vue plongeante permet un point de vue sur le lac. On peut accéder aux rives du lac, après un parcours de 11 km de piste. 
Le cirque de Lékoni et le lac aux caïmans : une demi-journée. Les 95 km de route jusqu'à Lékoni se font sans difficultés en voiture, mais un véhicule 4x4 est indispensable pour se rendre au canyon. Après le passage de la rivière Eau Claire, qui porte bien son nom, Lékoni est accessible après un poste de contrôle. Après avoir pris un guide (indispensable pour se repérer) prendre la piste vers Akou. A environ 1km, la voie, encaissée entre deux murs de terre, devient très étroite. Selon l'état du terrain, le guide vous conduira par un "coupé-doué" (raccourci) jusqu'au canyon. Sur le haut de la colline, une sculpture de Pépin Antonio, artiste librevillois bien connu, accueille le voyageur. Silhouette de bois, elle est le symbole du point de convergence des peuples et des pays du monde. La vision du cirque de Lékoni est exceptionnelle. Au creux de deux cirques jumeaux, celui de l'homme, plus grand, et celui de la femme, plus proche du lac, une sorte de vestige de ville fantôme constituée de blocs concassés de tous les tons d'ocre, du rouge à la terre de sienne, vous ravit littéralement. Une promenade à pied (pour les courageux), est possible, jusqu'au Lac aux caïmans qui complète ce paysage grandiose, dans le lointain. Si vous en avez le temps, il est possible de retourner à Franceville en empruntant la piste qui passe par Kessala, il est préférable de s'y engager à deux véhicules 4x4, car elle n'est pas toujours praticable. Le paysage change, la forêt remplace les vallonnements à découvert des plateaux. 
Le parc du plateau Batéké (en projet) : situé vers Ekalla, l'entrée de la réserve est à Bila, et s'étend sur 28 000 ha. Bordée par trois rivières, elle sera peuplée d'animaux importés (zèbres, autruches, impalas...). 
Sur la piste des canyons : un jour minimum. Les pistes étant difficilement praticables, par sécurité il faut rouler en convoi de deux 4x4 au minimum, Prévoir boissons, nourriture, chapeaux et produits anti-moustiques, de bonnes chaussures de marche et éventuellement du matériel de camping. En règle générale, pour la visite des canyons, éviter de laisser des objets visibles dans les véhicules. Au village le plus proche de chaque site, vous trouverez toujours un jeune homme disposé à vous guider, moyennant une petite rémunération. Cette précaution est indispensable.
Le canyon du Congo ou canyon vert. Il se trouve, comme son nom l'indique, à la frontière du Congo. Il est plus encaissé dans la vallée, mais aussi plus verdoyant. On y accède, à partir de Lékoni, par la piste en direction d'Edjangoulou, vers le nord-est. 
Le canyon fantôme tire son nom de la difficulté à le trouver. Avis aux amateurs de mystères, mais il existe réellement. Pour le trouver, prenez ces quelques indices et un bon guide : au village de Souba, suivre la route en direction de Lékoni, et prendre une piste sur la droite vers le sud-ouest. 
Le canyon de Kabiri et le canyon blanc. A partir de Franceville, prendre la route de Kessala, dépasser  Kabili, tourner à gauche pour accéder au canyon de Kabiri. Reprendre la route en direction de Lékoni et prendre à droite au niveau d'Ekoui pour atteindre le canyon blanc. Impressionnant, il est formé de sable blond et de dépôts alluvionnaires, en fond de vallée.

 

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